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Commentaires

Christophe HOSE

Bonjour,

Vous exprimez l'idée, qu'en France, la qualité passe par une incentive faible.
Puis vous constatez le fossé existant avec
l'approche américaine...ne sommes nous pas en totale contradiction ?

Pour ma part, après plus de 10 ans de rerutement quali, panel, fichier, conso et b to b; je suis pour la valaurisation des incentives. Le but n'étant pas d'avoir des participants, venant pour l'argent. Mais tous simplement par respect de l'échange temps et finalité commerciale des annonceurs. En ile de france, une réunion de 3 heures, c'est en moyenne 5 heures à consacré en raison des transports. Si un participant, se déplace pour un sujet lambda,
qui ne soulève aucune passion, je ne trouve pas rassurant qu'il consacre du temps pour une vingtaine d'euros, surtout pour des csp a ou b.....tous comme un artisan plombier,
qui en général, vous demandera, pour une simple intervention chez vous, plus d'une centaine d'euros, le plombier étant à titre d'exemple. Mais imaginez vous invité, pour une réunion ou l'incentive est de 40 euros.
Iriez vous en fonction de vos revenus ? Après une journée de travail bien remplie ?Est ce motivant ? Je ne pense pas, alors certe un csp c, touchant 45 euros pour 3 heures, c'est correct, mais celà limite à une population à faible moyen, souvent concerné par des marques MDD, ne nous leurrons pas.....
Pour ce qui est de l'éfficacité du syntec,
nous savons tous, que les professionnels des réunions, écrivent régulièrement tous les 3 mois, pour ne pas être signalé, comme la CNIL le permet. L'important, c'est la réelle situation professionnelle, familiale, et réellement dans les quotas. Pas le fait que le participant est fait 3 ou 6 réunions dans l'année. Alors, deux réunions dans l'année, pour un totale de 60 à 90 euros...c'est plus celà qui génère la démultiplication du nombre de réunions, que les participants essai de faire. C'est le système qui favorise celà. A titre d'exemple, j'ai été un des premier recruteur, à exiger la carte grise du véhicule. Si le participant posséde une BMW, celà ne le gène en rien dans faire preuve. Et pourtant, quasiment la majorité des cabinets, ne demandent pas cette justification. Pourquoi, tous simplement pour éviter de se trouver face à un groupe de 5 personnes ayant réellement le véhicule recherché, et ne souhaitant pas consacrer un budget recrutement digne de la demande. Question, faut il 5 vrai, ou 8 faux....si la rigueur était appliquée, les pannelistes ne s'inventeraient pas posséder un véhicule dont il ne seront jamais propriétaire. Et sans fichier clients, celà demande des investissements pour les recruteurs. Donc un coût plus important pourles cabinets, et des incentives à la hauteur du niveau sociale...
Anecdote récente, qui malheureusement est très souvent le reflet de la réalité de certains instituts. Une demande de recrutement de cardiologue, pour 50 € ht, avec une incentive de 60 euros pour 2h30.
Seul des non professionnels du recrutement, souvent des panelistes, peuvent accepter celà. Le cabinet bien évidemment ne faisant pas appel à un seul recruteur de ce type...est ce celà l'esprit quali...Et bien évidemment ce genre de groupe, est sanctionné, par un absentéisme des participants.

Pour finir, je recrute à quasiment 90% sans questionnaire. Mais avec un brief, précis sur la cible recherchée. Un recrutement de qualité, c'est un dialogue avec l'éventuel
recruté, afin d'entendre spontanément le recruté, et de pouvoir s'assurer ainsi qui l'est dans les quotas. Recruteur, c'est un métier, alors si il n'y a pas de valeur ajouté, et que l'on se limite à des questionnaires, qui très souvent sont très facilement décodables. Pour une personne souhaitant faire un maximum de réunion. Dans ce cas, effectivement, n'importe qui peux se considérer recruteur.Et que dire, des recrutements des panels en ligne, ou les quotas qualifiants le recruté, sont décrit directement dans l'email proposant la réunion...Pour ce qui est des budgets par groupe, c'est la guerre entre institut, à savoir celui qui aura une présence active en part de marché. Qui favorise les pressions et exigences financières, vers des prix bas.
Pourtant, des petites structures, savent se vendre à des tarifs, bien supérieurs, l'annonceur n'étant pas dupe de la différence de qualité. Ne serait il pas judicieux d'avoir des marges plus conséquentes, qu'une masse de terrains qui ne génèrent que trop souvent des résultats tronqués par un système approximatif. Un recruteur, ne peux démultiplier ses heures.
La qualité des revenus d'un recruteur, se refletera dans l'approche qu'il aura à fournir une qualité de travail, l'inverse n'inspire que le fait de ne pas être respecter, et génère un travail approximatif.
Car certain, n'ont pas les moyens de refuser de travailler à des tarifs dérisoires. Le risque à terme, c'est que les annonceurs se suffisent à eux même, en gérant tous celà en interne. Une tendance déjà bien présente à ce jour.

Voilà ces quelques réflexions, certe, qui ne font qu'éffleurer la situation de nôtre métier tant il y a dire et à faire, pour que le quali retrouve la signification au sens propre de sa première définition.

Cordialement

Christophe HOSE

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Par Daniel Bô

  • Le métier des études est transformé par Internet. L'objectif de ce blog est d'accompagner la réflexion sur les pratiques en matière d'études, notamment en ligne. Daniel Bô, PDG de Qualiquanti, institut d'études marketing.

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Daniel Bô

  • Chez QualiQuanti, nous pratiquons les études sémiologiques depuis 1990. L'objectif de ce blog est de publier quelques exemples ou extraits pour illustrer la richesse de cette approche.

A propos de l'auteur : Daniel Bô

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