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13 mars 2011

Commentaires

Laurent DELASSUS

Voici, de manière tout à fait subjective, quelques idées prises en note lors de cette conférence :

Tout d'abord, le partage d'expériences et de pratiques professionnelles, notamment celles de Fabrice Brovelli de BETC Music et de Gaël Solignac-Erlong de Newcast. Il est ressorti, outre une passion évidente (quoique parfois élitiste) pour la musique et ses artistes, que c'est avant tout sur la qualité de la relation avec ses clients que peut s'établir une stratégie musicale de marque de qualité.

Si on pouvait définir un bon modèle, selon Brovelli, ce serait celui d'une création de valeur à long terme, d'une relation de confiance totale voire complice entre le conseiller musical et son interlocuteur au sein de la marque. Solignac ajoute que, pour dépasser les messages classiques, c'est la dimension de plaisir/qualité partagée qui doit prédominer chaque choix stratégique.

Le problème, évidemment, c'est l'affectif excessif que chacun entretient avec la musique. Et ce ne sont pas forcément (et même que trop rarement) les plus compétents qui s'expriment le plus, et les derniers. Chacun donne son avis, son envie, souvent en dépit du bon sens marketing et du bon goût musical.

S'est posée également la question de la place des artistes, de leur intégrité mais aussi de l'opportunité pour eux de se lancer dans un partenariat avec les marques.

Matthieu Hirsch (Sony B2B) est intervenu, avec réalisme, pour expliquer notamment qu'aujourd'hui les marques pouvaient profiter aux artistes, en leur permettant de boucler certains budgets.

Mais il s'avère que pour un artiste en développement, l'association avec une marque est opportune mais difficile à réaliser, face aux impératifs de R.O.I. La question pour le directeur marketing sera toujours "il vend combien ?" plutôt que "son univers correspond nous correspond bien?".

Peu de marques osent donc privilégier le talent, face aux nombres de vidéos vues sur Youtube : leur préférence se portera naturellement vers des artistes en train de "breaker".

Et ce, parfois en dépit de ce bon sens, logique et légitime, que seuls des spécialistes du contenu de marques (et musiciens ...) sont pourtant en mesure de développer.

Boite-a-margaux.blogspot.com

Bonjour,
Et merci beaucoup pour ce premier compte rendu !
J'avais prévu de venir à cette conférence, malheureusement j'ai eu un empêchement. Je réalise mon mémoire de fin d'études exactement sur ce thème là, y a-t-il un compte rendu écrit disponible comme pour les conférences précédentes ?
Je serais également ravie de pouvoir échanger avec vous et des personnes présentes à cette conférence sur ce sujet.
Merci de votre retour,
A bientôt, Margaux

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A propos de l'auteur, Daniel Bô

  • Ancien publicitaire et fondateur de l'institut QualiQuanti en 1990, j'explore le brand content depuis 2007 et je crée Brand Content Institute en 2016.

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