À plusieurs reprises, j’ai eu l’occasion d’observer et de réaliser des dispositifs d’études qualitatifs avec un terrain important. Il me semble utile de s’interroger sur l’intérêt et la rentabilité de cette démarche à la lumière de l’expérience, et au regard des nouvelles techniques de recueil, notamment online.
Pour juger de la pertinence de ce type de dispositif, on analysera à la fois les conditions de réalisation du terrain et le travail d’analyse. On verra comment atteindre les objectifs visés par ces dispositifs quali importants via d’autres méthodes. C’est aussi l’occasion de voir comment concilier une démarche (réellement) qualitative avec un terrain (vraiment) important.aaaaaaaaaa
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Le problème du coût élevé
Le premier constat est que les dispositifs qualitatifs lourds sont coûteux pour les commanditaires. En général, la dégressivité liée au nombre de groupes ou d’entretiens est très faible : le budget de 8 groupes est à peu de choses près deux fois plus élevé que le budget de 4 groupes. En revanche, du point de vue des instituts d’études, ces dispositifs sont plutôt rentables car il y a une économie d’échelle importante pour la partie analyse. Une fois obtenus les principaux résultats (sur 2 à 4 groupes ou sur une dizaine d’entretiens), les terrains supplémentaires servent à voir les différences par cible et les variantes dans les réactions.
Le président d’un institut quali important raconte volontiers que, dans les études par entretiens, il y a toujours un entretien « fondateur » où sont concentrés les principaux résultats. Effectivement, en procédant à un recrutement pertinent, les informations sont rapidement collectées.