Le dernier post de Nicolas Bordas, à l'occasion de la fiche de lecture du livre de Thomas Jamet, relance la question des différences entre brand content et publicité. Ce débat a commencé avec un article de novembre 2011, dont je vous recommande de lire également les commentaires.
Voici les points de vue de Thomas Jamet, Olivier Altman et Nicolas Bordas, synthétisés par Nicolas Bordas dans son post :
Pour Thomas Jamet, le Brand Content « est l’aboutissement concret du métier de planneur stratégique » qui « nécessite une forte connaissance de la marque, une vraie culture de l’insight consommateur, mais surtout une vision de la plateforme globale. Thomas défend la thèse que « Le Brand Content, qui « fait tomber la barrière entre éditorial et publicitaire », n’est pas un coup tactique, mais doit être intégré à une plateforme de stratégie des moyens ».
Olivier Altmann (co-fondateur à mes côtés de l’agence BDDP&Fils en 1998), qui commence sa préface par » Le Brand Content, c’est finalement ce que devrait être la bonne publicité » et nous rappelle que « le Brand Content est partout », qu’on aurait tort de l’isoler de la publicité classique en créant « un nouveau silo », que « Les bons vieux 30 secondes marchent toujours très bien, et le Paid Media est indissociable du Brand Content ». Je ne saurai être plus d’accord ! En remettant le Brand Content dans une acception plus large, Thomas Jamet rejoint ceux qui pensent, comme moi, qu’il nous faut adopter une grille de lecture qui permette de produire toutes les formes de discours de marque, dans tous les formats et sur tous les supports, en les organisant dans l’espace et dans le temps (voir également sur ce sujet, mon post de 2010 : : « Et si le buzz était définitivement le premier des médias ?« , mes post 2012 « Et si le temps avait pris le pas sur l’espace ? » et « Et s’il était temps de passer au marketing liquide ?« )
La réponse que j'avais faite à l'époque reste totalement valable. Le livre de Thomas Jamet permet de nourrir le débat. Thomas prend des exemples de plateformes de communication hybrides tels que The American Rom, Renault Twizy, L'Odyssée de Cartier ou Coca-Cola Polar Bear mais aussi the Art of Trench, Les Dumas. Ces exemples sont révélateurs du fait que la publicité tend à aller vers le contenu :
- les marques de luxe comme Cartier crée des spots de publicités, qui peuvent être assimilés à des mini-métrages
- les Dumas est une web-série qui débouche sur un dispositif de communication globale
- Renault Twizzy utilise le contenu (la musique et les personnages des Guetta) comme carburant d'une campagne globale
- Coca-Cola déploie ses personnages des ours dans ce que les consommateurs perçoivent comme de la publicité allongée : cf critiques sur Allo Ciné.









